17 Sep 2019 | BIBLIOMANIA OCTOBRE 2019
Spécialités photographie vintage et Curiosa.
Le nom nom de notre enseigne, Les Larmes d’Éros, nous confie Alexandre, a été choisi en hommage à l’éditeur et à l’auteur de l’ouvrage éponyme, Jean-Jacques Pauvert et Georges Bataille. Cet essai consacré à l’histoire de l’érotisme, analysé par la pensée « bataillienne », étudie les relations entre le putto et la grande faucheuse. Mais ce choix, outre la beauté du titre, est surtout un hommage à cet Éros qui pleure, perpétuellement en lutte contre l’obscurantisme et les dogmatismes de tous bords. Voilà l’un des rares sujets qui parvient à mettre d’accord l’ensemble des idéologues de la foi : « Sus au chérubin bardé de flèches capricieuses. Non aux plaisirs, sinon gare aux châtiments. » Pourtant, comme l’affirme si poétiquement Marcel Duchamp, de toute évidence, « Rose Sélavy »…
La passion ou la curiosité n’attend pas le nombre d’année. Quand Alexandre était jeune coursier, il dépensait ses économies à l’Hôtel Drouot en cartes postales et en vieilles photos. Le placement va s’avérer judicieux. Une collection se constitue facilement. De là à en faire le commerce, le pas est facilement franchi en 1977 aux Puces de Montreuil. Puis en 1979, la première boutique – Y Grecque (boulevard Saint-Michel), puis en 1981, la librairie Violet (rue Violet).
Sa rencontre avec Jocelyne sa femme accentue l’activité avec l’ouverture de trois autres librairies, Bloody Mary (rue Linné et rue St Jacques), Et dans chacune des deux librairies, un rayon curiosa (érotisme, histoire des mœurs, photographies…) qui devient envahissant. C’est pour éradiquer ce « mal » qu’une troisième librairie est ouverte en septembre 1991, Les Larmes d’Éros (rue Amelot), ainsi qu’une maison d’édition, Astarté, du nom de la première Vénus. Qu’est ce qui fait courir Alexandre, on se le demande.
17 Sep 2019 | BIBLIOMANIA OCTOBRE 2019
Jean-Pierre Decnop est le fils de la librairie « L’Age d’Or » une enseigne belge de Charleroi en Belgique qui existe depuis 1986.
C’est naturellement que Jean-Pierre, bercé par l’univers de la BD et du cinéma cultive son activité dans le même secteur. Les vraies stars ne meurent jamais. Au box-office des affiches de films, Marilyn Monroe et Audrey Hepburn sont les modèles les plus recherchés par les chineurs, de même que les classiques du cinéma d’avant-guerre et les « James Bond » des années 60. Une des plus belles pièces qu’il a vendues est l’affiche authentique du chef-d’œuvre de Cocteau « La Belle et la Bête »de 1947. Explications de Jean-Pierre : « Pour les collectionneurs, c’est la rareté qui fait la cote, pas forcément la beauté. Les puristes préfèrent évidemment les tirages originaux, qu’on reconnaît notamment au grain du papier, à leurs dimensions. Une édition originale peut atteindre des sommets, à l’image de cette affiche de 1923 du film muet de Marcel L’Herbier
« L’Inhumaine », vendue 26 500€ en 2013 aux enchères à Paris.
Parmi les très nombreux amateurs d’affiches de cinéma, certains sont des monomaniaques qui se consacrent exclusivement à un acteur, à une époque, à un style de film. Ou alors aux déclinaisons en langues étrangères des grands longs-métrages : une « Belmondo » en version thaïlandaise, une « de Funès » sérigraphiée à Cuba. Autre tendance chez les fanas d’affiches de ciné : les petits formats. La réduction des surfaces des appartements a eu raison des affiches de 120 cm x 160 cm qui sont remplacées par le format 40 cmx 60 cm, plus pratique pour le mur d’une chambre. Et, comme le chantait Nougaro, on peut faire son cinéma.
17 Sep 2019 | BIBLIOMANIA OCTOBRE 2019
“Paris la nuit” est un thème qui lui va bien.
Passionné par le « Polar » il dévore les romans policiers, Georges Simenon, Raymond Chandler, Chester Himes, Jim Thompson…tous sont devenus des écrivains familiers à son univers. Guy David devient bouquiniste itinérant et se spécialise dans la série noire et le roman policier américain. Il démarre son activité à Montbéliard puis au village du livre de Cuisery auquel il reste attaché. Depuis 2000 il expose régulièrement ses livres et ses documents au salon des Vieux Papiers à Champerret. Paris la nuit est un thème qui lui va bien parce que dans le polar l’action se passe souvent la nuit avec un zeste d’érotisme, une femme fatale et du rififi. L’intrigue du récit se déroule en général dans les années 50 – 60.
Ces années-là, Albert Simonin publie « Grisbi or not Grisbi », « Le Cave se rebiffe ». Auguste Le Breton publie « Le Rouge est mis », « Du Rififi chez les Hommes », leurs écrits sont associés aux dialogues d’Audiard qui fusent de la bouche de Lino Ventura, Jean Gabin. Frédéric Dard présente son commissaire San-Antonio. Léo Malet écrit les aventures de son détective privé Nestor Burma.
Depuis 10 ans Guy David s’est diversifié dans le curiosa et l’érotisme moderne voire sauvage avec de nombreuses spécialités coquines qui mettent en scène Paris, la nuit.
19 Jan 2019 | BIBLIOMANIA FÉVRIER 2019
Pour sa sixième édition de février 2019, le salon BiblioMania met à l’honneur la Mode et les Femmes.
La mode est présente dès l’Antiquité. On voit éclore chaque jour dans l’Empire romain de nouvelles modes écrit Ovide dans « Les fards ou soins du visage».
En France, dès le XVIe siècle, la mode est un caprice aristocratique qui fait sensation à la Cour, on parle de costumes et de maquillages outranciers, souvent clinquants. La mégalomanie vestimentaire de Louis XIV est notoire, la suprématie passe par l’allure… et les chaussures. Louis XIV et son secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Colbert décident de faire de la France le premier fabricant au monde de produits de mode. Au long de cette épopée de grands noms se détachent, comme la marchande de modes Rose Bertin et le perruquier Benoit Binet.
Plusieurs livres, en particulier français et italiens, sont publiés sur la mode du temps, l’un des premiers ouvrages sur son histoire est sans doute celui de Cesare Vecellio, «Habiti Antichi et Moderni di tutto il’Mondo» (1590).
Plus tard, Guillaume-François-Roger Molé écrit «Histoire des Modes Françaises ou Révolutions du costume en France» (1773). Emile de la Bédollière écrit «Histoire de la mode en France» en 1858.
Des gravures représentent les modes anciennes, comme «Le bransle des modes françoises» de Jean Moncornet (1696).
Peu avant la Révolution française, apparait l’ancêtre de la presse vestimentaire sous forme d’almanachs de mode illustrés qui font connaître la mode de Paris aux lectrices de province et d’Europe.
Il faut attendre le vingtième siècle, pour que la mode devienne un produit de la société de consommation. L’industrie du vêtement façonne une élite de l’image par les revues de mode, la photographie, le cinéma et la télévision.
Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Yves St Laurent, Christian Dior, André Courrèges jusqu’à Jean Paul Gaultier…font rêver les Belles de toujours.
17 Jan 2019 | BIBLIOMANIA FÉVRIER 2019
La librairie Chrétien fête cette année ses 140 ans d’existence.
Elle a été fondée en 1878, et son premier propriétaire, M.Lehec, « aimait ses livres au point de ne les vendre qu’aux rares personnes qu’il jugeait dignes de les acquérir » écrivait Apollinaire dans Le Flâneur des deux rives.
La librairie a ensuite été tenue pendant plusieurs générations par la famille Chrétien, spécialisée dans la bibliophilie. Jean Izarn, client depuis son plus jeune âge, a repris le magasin à Jean Chrétien en 1998, et s’il a maintenu le critère de qualité et de rareté à l’ensemble des ouvrages qu’il propose, il a également infléchi la politique d’acquisition, de spécialisation de sa librairie. C’est ainsi qu’il a ouvert ses rayons aux illustrés modernes, aux éditions publicitaires, à la mode et à l’enfantina. Le livre illustré est particulièrement mis à l’honneur chez Jean Izarn, ainsi que des affiches et illustrations originales.